À tout instant il y a sur la terre des chercheurs et des scientifiques qui observent les mouvements de notre planète. Un séisme ici, un volcan qui s’allume plus loin, l’alerte au Smog à Mexico, les animaux aquatiques qui chavirent sur les plages en mourant, les abeilles qui font défaut, etc…

La sensibilité de notre époque, et avec raison, s’inquiète du lien entre la santé humaine et l’écologie. La mer ne cesse de renvoyer le plastic qui circule dans les océans du monde. Le plastic pousse dans nos usines, passent par nos mains et est rejeté non par le vent mais par nous dans ces mêmes océans qui nous accusent.

Le lien entre la vie et la mort est perceptible.

Récemment on s’insurgeait contre une pratique répandue quant à la sélection des sexes dans le processus de l’avortement. Certaines cultures, dit-on, favorisent tellement les garçons qui assureront l’avenir des vieux, que l’on avorte sélectivement les fœtus féminins. La réaction épidermique à ce phénomène en choque plusieurs. Un phénomène culturel!

On rapportait qu’en Inde, annuellement, plus de 100 000 avortements sont pratiqués sur cette base culturelle. On en a froid dans le dos.

Et si nous parlions de la culture de notre pays maintenant, et ajoutons-y notre Québec.

L’interruption de grossesse ne serait pas chez nous un effet de notre culture? Qu’est-ce que nous cultivons dans le jardin de nos sociétés, de nos familles, de nos propres vies? Des milliers d’avortements-  un droit au pays – sont pratiqués chaque année dans la culture Nord-Américaine ? Quelle est cette culture? La culture du refus, la culture du confort, la culture de l’individualisme, la culture de l’ignorance, la culture de la méfiance et du bâillonnement  volontaire, la culture des vacances, la culture du lendemain, la culture de la mort.

Écoutez les séries noires de nos écrans, restez seulement au Québec, pour découvrir ce que l’on vous sert en pleine face tous les jours. Visionnez ce que l’on vous offre comme produits? Lisez ce que disent les mentors-vedettes adulés comme des déesses et dieux sur nos magazines de papiers, de tablettes ou télévisuels. Vous verrez que notre culture n’a rien à faire la morale auprès des autres cultures.

C’est une violence autrement servie, pas plus. La nappe phréatique de nos comportements en matière d’avortements est rouge du sang de nos rejets. C’est la même violence qui fait bouger le monde adulte, souvent armé jusqu’aux dents, dans toutes les sociétés qu’elles qu’elles soient et qui fomentent la mort et la destruction parfois massive dans notre monde.

Les statistiques chiffrent tous ces comportements du rejet de la vie, alors ne nous étonnons pas que tant de chiffres nous parviennent constamment sur le nombre de morts et de tueries sur la planète quotidiennement.

Saint Jean-Paul II avait-il tort de parler de la culture de la mort et de prôner la culture de la vie?

C’est une rééducation mondiale du sens de la vie humaine qu’il faudrait révolutionner dans la perspective de la paix des peuples. Le mal est sans cesse en train de gruger nos libertés par le spectre de la peur. Peur de vivre, peur de mourir, peur d’aimer, peur d’être aimé. La peur de tout est à l’origine de toute cette culture de la mort car elle ne fait confiance à personne ni à soi-même.

Ne désespérons pas!

Une animatrice du téléjournal, après avoir échangé sur ce drame de la sélection des fœtus féminins, a clos l’entrevue en disant : nous sommes devant de petites filles manquantes!

Un propos dramatique et interrogateur. Je dirais pour conclure que nous sommes devant des millions de petites filles et petits garçons manquants.

Qui nous fera voir le bonheur nous renvoie le Psaume 4 comme un écho de nos déroutes humaines. Ce ne sera jamais constructif le rejet de la vie.

Denis Veilleux