Un hymne à la vie s’il vous plait. Juste les premiers battements, les premiers pas, le premier sourire mêlé de pleurs qui ne sont pas autre chose qu’une faim qui commence. Une faim insatiable d’amour et de tendresse dont les contours seront toujours ceux de la joie, du défi, des retombées inespérées quoiqu’il arrive.

Un hymne à la vie, scandé de soleils et de lunes, de milliards d’étoiles qui sont là pour nos yeux, nos soifs, nos espérances.

Un hymne à la vie s’il vous plait. Nous qui  sommes du bord  où les bombes ne poussent pas chaque jour, où la poussière et la rouille ne pleuvent pas sur nos toits, et qui ne nous empêchent pas de penser en souffrant à ceux qui les reçoivent.

Un hymne à la vie. Un pas dans la direction de la compassion, la joie et la danse de tous les humains quelques soit leur âge, leur couleur, leur nation et religion.

Un hymne à la vie s’il vous plait, à la manière de prophètes d’ici et d’ailleurs, de tous ceux et celles qui chantent l’espoir comme le levain dans la boulangerie des cœurs.

Un hymne à la vie. Respirer le respect, la non violence et la bonté. Désirer cette île non déserte des rassemblements sous la tente érigée de l’humanité.

Un hymne à la vie s’il vous plait. En ce mois de mai, mois du travail, de la sueur, mois de St-Joseph et des croix de chemins qui sont toujours debout comme Marie près de son Fils sur le Golgotha.

Un hymne à la vie. Un vrai silence où les mots s’entendent sans chamaille, sans menace, sans fusil.

Un hymne à la vie. Les odeurs du matin de Pâques, de la pierre roulée, des tombeaux vides et de la Galilée retrouvée avec son lac.

Un hymne à la vie s’il vous plait. Merci.

Denis Veilleux