Ouragans, cyclones, vents violents, tout y passe depuis quelques mois sur la planète. Nous l’apprenons avant, pendant, et après. Le monde des communications se bouscule à la seconde près.

Dans la Bible nous avons de telles descriptions : l’ouragan, les vents violents qui écorchent le Sinaï et la tempête sur le lac de Galilée suivie d’une marche à deux sur les eaux : Jésus invitant Pierre à venir le retrouver. Il y va! Une merveille de confiance! Puis, avançant  sur les eaux, le vent de la peur le fait vaciller et sombrer. Que fait-il? Il crie : sauve-moi! Et Jésus le prend avec ces paroles : homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

À deux pas de Jésus, Pierre flanche. Ce que le vent de la peur peut produire dans nos vies!

Nous assistons à une forme de tourbillon de tous les vents. Si nous regardons tout ce qui passe, l’horizon nous échappe. Que faut-il faire? Comme Jésus nous l’indique : marcher sur les eaux  pour répondre à son appel. Avancez sans être emportés par le trouble de ce qui se passe. Faut-il boucher ses oreilles et fermer les yeux ? Non. Il s’agit d’avancer sur la mer et croire que Jésus est le seul à calmer les vents violents, à décanter la lumière des ténèbres, à rendre à César et à Dieu ce qui leur revient. Mais les tourbillons font tourbillonner et emportent parfois la raison, les sentiments, les émotions, et tout le reste.

Jésus dit : Confiance, c’est moi! N’ayez pas peur! Paroles reprises par Jean-Paul II en face des vents violents du mal qui ravagent le cœur humain. Paroles redites devant des millions de gens qui oppressent ou espèrent d’un côté comme de l’autre.

Le climat actuel du monde et de nos sociétés nous appelle à redresser la tête selon les mots de l’Évangile. Redressez la tête veut dire ne pas s’engluer dans le quotidien. Mais bien davantage marcher avec confiance et respect en nous regardant les uns les autres avec bienveillance.

Redressons-nous ensemble pour  voir venir Jésus sur la mer agitée du monde et conservons la foi, celle qui nous garde dans le respect de l’autre et la promesse de la miséricorde, véritable sortie de prison.

N’ayons pas peur! Avançons en demandant le pain quotidien. Le pain de patience, le pain de l’écoute, le pain du boulanger.

Denis Veilleux