Ces derniers jours on nous informait que plusieurs patients décèdent à la grandeur du monde à cause d’erreurs médicales. Nous tombons dans l’étonnement devant ces révélations.

Et pourtant, chaque jour nombre de personnes meurent aussi par erreur. Tous ces massacres causés par des idéologies religieuses qui emportent des villages, des ethnies, des minorités comme on les appelle. Mourir par erreur non seulement par ceux qui ont pris l’arme de leur vérité pour détruire, mais ces derniers eux-mêmes tués par le camp adversaire.

Mourir par erreur! Jésus dira explicitement aux Sadducéens qui ne croyaient pas en la résurrection des morts : vous êtes complètement dans l’erreur et vous méconnaissez la puissance de Dieu. Et citant Abraham, Isaac et Jacob, il ajoute : Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.

C’est cela le drame de l’erreur. C’est être complètement submergé par une pensée qui n’est pas droite, qui joue avec la fièvre des idées fausses et qui les entretient. Des pensées qui deviennent des maladies mortelles.

Notre monde souffre de toutes ces violences créées à cause de ces erreurs qui bafouent la personne humaine et sa dignité.

Les erreurs ne sont-elles pas aussi nocives dans nos sociétés techniques avec tous les stratagèmes pour se rendre jusqu’au but d’idées faussées ou des idoles qui font monter les passions les uns contre les autres ? La corruption est réelle, les lobbys sont réels, les armes sont réelles, les morts aussi.

Mourir par erreur d’un côté comme de l’autre est un drame et une perte pour l’humanité.

Mourir pour la vérité est bien autre chose. C’est un pas vers la vie, une victoire sur le mal, un hymne à la résurrection de la mort.

Charles de Foucauld a été assassiné le 1 décembre 1916 par un jeune touareg lors d’une embuscade. Il se trouvait dans sa maison calmement. On l’a attaché assis contre un mur.

Soudain, des cris ont retentis et le jeune qui surveillait le père de Foucauld a tiré sur lui dans l’énervement de la situation. L’homme de Dieu est mort. Mais la vérité est qu’il priait pour que « tous les humains aillent au ciel ».

Denis Veilleux