Ces jours-ci, on marquera le vingtième anniversaire des 2 tours effondrées à New York le 11 septembre 2001. Je me trouvais à Radio Galilée et comme nous étions en ondes 9 heures par jour, j’ai proposé une émission spéciale à midi et j’ai célébré l’Eucharistie. Nous sentions un véritable séisme mondial qui venait de se produire.

Laissant aux experts des politiques leurs analyses, nous pouvons ici, chez nous, faire le bilan de ce qui s’est effondré dans notre société depuis ces deux décennies.

Si des centaines de vies ont été fauchées à New York, combien ne sont jamais parvenues à naitre ? Le respect envers le don de la vie humaine n’est pas une invention humaine, elle en est le sens. De la conception à la mort naturelle la vie doit être respectée.

Ces deux tours « du commencement et de la fin de vie » au Québec, ont continué à s’effondrer en imposant des lois dans le ciel de la véritable dignité humaine. On continue d’élargir les rives ou de les réduire à ce que nous appelons désormais une aide, dans le cadre des soins pour que la mort dérive de sa véritable signification humaine et spirituelle.

La souffrance est devenue le péché du monde moderne qu’il faut éradiquer jusqu’au droit à ce que la mort ait le dernier mot légal et létale.

Le récent Mémoire de Thomas de Koninck, philosophe respecté chez nous et dans le monde, révèle encore une fois la grandeur de toute existence humaine et de sa dignité.
Il ne craint pas de répéter que la souffrance peut être soulagée, que les soins palliatifs exposent à un véritable accompagnement de la personne entourée d’affections. Il ne craint pas de dire les vrais mots : euthanasie, suicide assisté, et qu’une personne tue une autre personne devant la Commission parlementaire sur ces questions.

À quel effondrement humain et spirituel sommes-nous arrivés pour que des lois régissent la finale de la vie humaine comme son commencement dans notre société? Or nous savons que des familles se divisent, de solides amitiés s’effritent, de subtiles persécutions voient le jour. Le Diviseur est à l’Œuvre n’en doutons-pas!

Dans ce mouvement écologique que l’on vante de tous les côtés, on demandera peut-être dans 100 ans à mourir dans la dignité « naturellement. »

Nous maintenons dans la foi ce que Jésus promet en ces paroles : « je suis venu pour que vous ayez la Vie en abondance. » Et nous croyons qu’il est « le Chemin, la Vérité et la Vie!»

Denis Veilleux