Ces jours-ci on me racontait des évènements difficiles. Je ne suis pas resté indifférent.

L’indifférence, le pape François ne cesse de la dénoncer partout et surtout lorsqu’elle cache les pauvretés les plus criantes et que l’on fait taire à tout prix.

Quand il s’agit du respect de la vie humaine, il est facile de faire dire aux mots le contraire de la vérité.

Voici la petite parabole.

À votre santé!

L’aide médicale est entrée dans la chambre à mourir.

La veille, la dame vieille avait pleuré toutes les larmes de son corps pour dire qu’elle était en paix avec sa décision. Un cortège l’entourait au moment où l’heure avait été décrétée par le teneur d’injection. La famille s’était réunie pour faire ses Ah! Et quelques membres du lit familial seraient présents au moment de la célébration de l’absence.

Puis la chambre devint noire. Qui désirait voir de ses yeux le moment fœtal d’une autre vie?

Allez savoir ce que les crucifix dans les chambres se disent en pareille circonstance. Ils ne parlent pas et attendent que les yeux se lèvent pour comprendre qu’on ne donne pas la mort à personne. Cette nouveauté de nos modernes sociétés a tous les services requis pour ce genre de chose mais la fatigue a fatigué l’amour qui ne peut plus supporter que l’on respire jusqu’à son dernier souffle naturel. Nos sociétés sont épuisées.

À Calcutta, dans un mouroir, des femmes et des hommes entourent les mourants jusqu’au bout avec l’aide médicale à aimer. Ils donnent des injections de tendresse et de sourire et les yeux se ferment pour s’ouvrir dans la lumière. La chambre de lumière.

Chez nous des milliers de personnes accompagnent tous les jours les malades.

Certes ils font quelques efforts, mais quand la vie en vaut la peine on est content de tous les côtés.

Denis Veilleux