Une image vaut mille mots. Eh bien, cette semaine, ce fut cette photographie prise après la victoire remportée par Novak Djokovic numéro 1 mondial en finale de Roland-Garros. Nous voyons le champion et son entraîneur. Ils se regardent dans une joie et un bonheur qui traduisent tous les efforts mis ensemble pour arriver à cette ultime étape. Ce qui m’a le plus touché ce sont les gestes qu’ils posent l’un envers l’autre. Les mains du champion sont posées sur les épaules de son entraîneur. Elles manifestent tout le support et l’appui de Novak envers Boris Becker l’entraîneur. Des mains sur les épaules nous montrent que le champion que l’on voyait seul sur le terrain avait en tête la force de son entraîneur, la certitude de son appui et de sa confiance. Et qui sait s’il ne l’entendait pas intérieurement.

Quant à l’entraîneur, ses bras soutiennent ceux de Novak, aux avant-bras. Ils révèlent les gestes de celui qui jour après jour a modelé de ses conseils le champion. Il l’a soutenu inlassablement.

Cette photographie nous parle de nous et de Dieu. Une parabole visuelle dont l’image nous renvoie une touchante ressemblance. Sur qui je m’appuie dans ma vie afin de réaliser le véritable combat pour la foi ? Est-ce que j’entends les Paroles du Père qui me soutient sur le chemin ? Sommes-nous ensemble avec Dieu à nous entraîner et à prévoir les difficultés, les échecs, les embûches, l’intelligence de la vie.

Nous entendons en échos les Paroles des psaumes : Seigneur tu es mon rocher, mon abri. C’est toi mon roc, ma forteresse.

Et le Père qui nous fait entrer dans la confiance : Je t’aime d’un amour éternel, tu as du prix à mes yeux. Mon amour pour toi ne s’en ira jamais ! J’ai gravé ton nom dans la paume de ma main.

Toutes ces paroles qui remontent en surface ne sont-elles pas en nous, profondément inscrites afin que nous les entendions dans un dialogue constant beau temps mauvais temps ? Et ainsi cette photographie nous entraine dans un échange de confiance entre Dieu et nous.

C’est beau la vie lorsque l’on perçoit que le travail, les efforts, les recommencements, la véritable estime ont permis à des êtres humains de se dépasser.

Denis Veilleux