Les derniers jours de l’année qui s’en va sont envahis par les médias qui nous projettent les évènements qui se sont produits. Il y en a de toutes les couleurs. Et parfois le sombre l’emporte sur la lumière.

L’Église elle aussi regorge de mémoire en cette finale où dans sa Liturgie elle se souvient non seulement du Christ dans son Mystère de mort et de résurrection, mais de tous ceux et celles qui l’entoure. Au lendemain de Noël, nous l’entendons nous rappeler la figure d’Étienne, le premier des martyrs. Il ne faisait pas partie des Douze. Premier à dire que le Fils de l’Homme est assis à la droite de Dieu et qu’il Le contemple. Son cœur est dans le ciel mais son corps subira la lapidation ; il aura les mêmes mots de Jésus en croix : Mon Dieu ne leur compte pas ce péché.

Puis, l’Église se souvient d’un grand ami de Jésus, Jean le fils de Zébédée, appelé le disciple que Jésus aimait. Lui aussi, un témoin qui se rend dans les profondeurs du Cœur de Jésus pour sonder la Grandeur de l’Amour du Père. Tout est grand dans l’amitié pure et sans contrainte.

Le lendemain, l’Église fait une pause en silence. Une pause grave où apparaissent les petits enfants de Bethléem tués par la fureur d’Hérode le Grand. Une grandeur triste dont le pouvoir écarte toute vie autre que la sienne à glorifier. Un tueur à gage!

Ici, l’Église associe tous les enfants muets qui n’ont pas eu de jour pour un seul mot parce qu’on les a tués avant qu’ils ne parlent. Une tuerie aux multiples visages qui aussi hantent le ventre de l’Humanité avec des cris de morts. Le mal le plus grand de l’Humanité disait Mère Teresa.

L’Église est Mère et continue d’enfanter dans la Puissance de l’Esprit! Allons au baptême de l’Humanité maintenant et prenons le cierge de la Lumière pour avancer dans le cortège de la Paix retrouvée. Une Année sainte proclamée chaque jour puisque l’Église est le Corps du Ressuscité dont les membres sont les humains d’aujourd’hui.

Que chaque jour soit aimé en cette Nouvelle Année!

Denis Veilleux