Que ce soit une ligne avec un hameçon pour la pêche, il faut qu’il y ait un poids, une pesée, qui permettent à l’hameçon de descendre. Sinon il reste en surface et ne sert à rien. De même pour le filet, l’épervier dont les disciples se servaient dans le récit des évangiles. L’épervier est de forme conique et tout autour, des poids ou pesées permettent au filet de descendre dans les profondeurs.

Il en est de même pour nos vies. Elles peuvent demeurer en surface, sans jamais descendre en profondeur. Il nous faut un poids, un élément qui nous permette de descendre au plus intime de nous-même.

Le poids est L’Esprit saint lui-même puisque saint Paul nous dit que nous ne savons pas prier comme il faut et qu’Il vient à notre secours. C’est l’Esprit qui est ce premier poids et qui touche le cœur, étant le lieu profond en nous où Dieu habite. Sans ce premier poids, cette pesée qui nous amène dans les profondeurs, nous ne pouvons par nous-même atteindre cette communion. On peut vivre un état intérieur, une paix, une sorte de bien-être mais cette descente en profondeur est un don de l’Esprit pour la communion.

L’Esprit nous fait nous souvenir des Paroles de Jésus : Il vous fera souvenir de tout ce que j’ai dit affirme Jésus.

Les pesées ou poids se retrouvent dans la parabole des deux maisons; l’une bâtie sur le roc et l’autre sur le sable. Il s’agit de l’Écoute. Le plus grand des commandements : Écoute Israël..

Il y aussi la parabole de ceux qui veulent partir en guerre. Évaluez si vous avez assez d’effectifs pour affronter ou si vous voulez bâtir une tour, faite de même. C’est le Discernement.

De fait, c’est l’Esprit qui nous offre la Parole de Dieu et qui permet que nous soyons dans le Mystère du Verbe.

Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous.

Le poids c’est la descente, la pesée de l’Incarnation du Verbe de Dieu.

Autant de réflexions qui convergent toutes vers le Don de la Parole.

C’est la Parole de Dieu agissante qui conduit nos pas et éclaire nos cœurs vers cette intériorité.

C’est de cette pêche que le disciple missionnaire est appelé à vivre et à exercer. Il est un instrument de l’Esprit qui agit à travers lui. Il doit apprendre à s’effacer puisqu’il n’est pas le but de l’évangélisation mais le lien. S’il devient filet, ce qui entrera ne lui appartient pas autrement que par le service de lui présenter Jésus et sa communauté.

Denis Veilleux