Un couple âgé marche lentement. La dame parle de Nathalie à son mari qui la suit de près, lentement.

Une petite fille d’environ 5 ans, sur le trottoir, dit à son père assis dans l’automobile : on y va! Elle répète les paroles de son père : on y va! Immédiatement la petite réagit et demande : on y va…où?

Deux adolescents sont en bicyclette. L’un dit à l’autre : il marque le temps complet mais aussi le temps où tu as roulé! Sans doute ont-ils un appareil qui calcule leurs déplacements. Non seulement le temps on l’on roule mais le temps complet.

La marche, son rythme, le prénom de quelqu’un, font partie intégrante de la vie des ainés. Ils pensent à leurs enfants naturellement et fort souvent. Ils sont dans la lumière de leurs prénoms.

La petite qui demande : on y va où? est brillante. Il ne suffit pas pour elle de savoir que l’on part mais de la destination finale. Je le répète, une réplique brillante!

Les adolescents calculent le temps complet et distinguent du temps où ils ont roulé en bicyclette. La distinction est intelligente et le résultat sera scientifique. Ce sont des amis qui roulent ensemble dans la lumière du temps.

Ces petites phrases entendues lors d’une promenade sont belles et pleines de vie.

Jésus a certainement entendu et regardé les choses de la vie : la femme qui cherche sa pièce de monnaie et qui la trouve, le jardinier et ses ennemis : ronces, pierres, épines.

Le souvenir du vêtement de Salomon richement décrit dans les Écrits et la beauté du lys des champs. Les pleurs de la femme connue de tous ces messieurs et qui lui lavent les pieds de ses larmes et les essuie avec ses cheveux. La chicane des Apôtres dont l’enjeu est de savoir qui est le plus grand? Et de la petite de 12 ans qu’il remet debout en disant qu’elle dormait et qui avait déclenché le fou rire des autres.

Écoutons ces mots sur notre passage et conservons-les comme des perles à regarder.

Denis Veilleux