Les 30 et 31 juillet 1917, il y a cent ans, la plus mémorable débâcle surgit dans la Beauce provoquée par une pluie diluvienne qui ne cessa pendant des heures.

Mes grands-parents Délina et Thomas Veilleux ont été sauvés des eaux par le courage de Monsieur Édouard Lacroix qui vint les secourir dans des conditions épouvantables.

Cette histoire me fut racontée par mon père qui n’était pas né. Mais je l’entendis de ma Tante Florence qui, en 1917, avait 5 ans. Sa mémoire exceptionnelle me fit frémir, tellement son récit nous redonnait en version réelle cette tragédie qui aurait pu les anéantir.

C’est avec une chaloupe qu’ils furent ramenés sur la rive est de la rivière Chaudière à Saint-Georges.

Cent ans après, je désire rendre grâce au Seigneur de les avoir secouru et rendre hommage à cet homme qui risqua sa vie, Monsieur Édouard Lacroix, envers qui, notre famille jusqu’à ma génération, conserve une reconnaissance par delà le temps.

Ces événements peuvent nous amener à comprendre ce que vivent des milliers de migrants sur des embarcations de fortune qui fuient leur terre à cause de la pluie des guerres ou des orages terroristes.

Que dirons-nous dans cent ans de ce qui se passe aujourd’hui?

Denis Veilleux