Dans quel grand jeûne Seigneur sommes-nous entrés depuis une année.

De quarantaine en quatorzaine, de confinement en couvre-feu, nous avons marchés ensemble comme citoyens et plusieurs comme croyantes et croyants. Toutes les vies sont dignes pour ceux et celles qui aiment la personne humaine dans la vérité de ses origines.

Nous croyons que notre vie est un don de Dieu, comme une semence qu’Il a voulue et désirée de toute éternité. « Avant la fondation du monde, nous rappelle saint Paul, nous avons été élus dans le Christ pour être une Louange à la Gloire du Père. »

Les routes de l’Histoire et celles de notre temps nous mènent toutes à Dieu, au Père qui ne cesse de nous aimer en son Fils et dans la Plénitude du Don de l’Esprit. Elles nous conduisent aussi à nous rencontrer, nous servir et « être le prochain de l’autre. »

Nos routes ont été étroites.

Étroites par ce difficile chemin où se sont croisés malades et soignants, jeunes et vieux, femmes et hommes. Chez nous des centaines, au pays des milliers. Dans le monde, des millions ont pris le dernier sentier « de ce monde au Père. »

Nous les offrons au Seigneur de la Vie, avec notre foi, notre espérance et notre amour de charité. Aujourd’hui, cet amour de charité verse des larmes.

Nous nous arrêtons en ce jour pour pleurer, car il n’a pas toujours été possible de le faire. Pris dans cette tempête, nous avons été bloqués. Nos manières de vivre nos deuils ont été bouleversées.

Que chacun de nous puisse prendre ce temps qui nous est offert pour nommer dans son cœur les êtres chers disparus. Chaque jour, des noms sont apparus dans nos villes et villages du Québec. Des régions rougies par le nombre de disparus, orangées par de nouvelles espérances, et autres couleurs pour nous rapprocher du souffle vital de nos existences.

Père saint, nous ouvrons nos mains pour recevoir tes bénédictions.

Jésus, Toi qui nous guéris par tes blessures, sois le médecin de notre monde malade physiquement mentalement et moralement.

Esprit de consolation, viens au secours de nos essoufflements.

Jésus nous a confié, comme à Jean au pied de la Croix, à sa Mère. Nous demandons la protection de Marie, la Mère de Jésus, l’Immaculée Conception. Nous manquons de vin Mère très Sainte, et nous t’implorons de devancer l’heure de notre soif d’apaisement comme tu le fis à Cana. Redis-nous : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Saint Joseph, toi dont nous célébrons une année jubilaire, sois le charpentier de nos lendemains. Viens aider nos responsables civils, nos serviteurs et servantes religieux, ainsi que ceux et celles qui travaillent pour le mieux-être de nos sociétés. Donne-leur la sagesse de l’ouvrier et la tendresse des mères et pères qui savent aimer et comprendre le besoin des familles, des jeunes, des enfants. Saint Joseph, protège-nous!

Prions ensemble maintenant la prière que Jésus nous a enseignée :

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas
Entrer en tentation,
Mais délivre-nous du Mal.

Amen

Redisons cette prière qui est l’assurance de la présence de Marie « maintenant et à l’heure de notre mort » :

Je te salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur soit avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni.

Marie, mère de Dieu,
prie pour nous, pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

(Production: Radio Galilée – Texte : Denis Veilleux)