Chaque année, l’Église prend les devants pour vous souhaiter une Bonne Année liturgique. En effet, l’Année liturgique qui commence avec le Temps de l’Avent anticipe le 1 janvier de l’année civile que nous connaissons. Nous ne sommes pas en décalage ou en anticipation mais en temps réel, laissant tomber sur le dernier mois de l’année civile toute la lumière de la foi, de l’espérance et de la charité en ce début de l’année liturgique.

Que pouvons-nous souhaiter en cette période du monde où les événements sont très difficiles?

Une foi à transporter les montagnes de la peur! Voilà un premier souhait. Cette foi qui nous anime ne peut nous coincer dans l’étroitesse de la peur qui réduit nos horizons. La foi est ce don qui nous permet de vivre avec Dieu, avec Jésus, ces moments difficiles. Marie, la mère de Jésus, « retenait les événements et les méditaient dans son cœur. » Je nous souhaite une descente en profondeur dans le cœur pour vivre une remontée d’espérance.

L’espérance, dans ce contexte, est une bouffée d’air pour être à la surface et trouver ses repères de vie : la famille, les amitiés, l’entourage, le facteur ou postière, la livreuse ou le livreur, ou toute personne qui franchira le seuil de notre porte. Les « allées et venues de Dieu » passent par tout ce monde qui éveille notre accueil et notre charité.

Enfin, la charité. Elle a toutes les couleurs pour rejoindre toutes les couleurs de l’Humanité. Charité rime avec Humanité. L’une ne va pas sans l’autre. Elles se tiennent par la main.

En cette nouvelle année liturgique 2020-2021, je vous offre mes vœux de foi plus forte, d’espérance lumineuse, et de charité bienveillante.

Denis Veilleux